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Muriel Bordier

France > 1965

GALERIE ANNIE GABRIELLI > Stand C13

Photographe et vidéaste, Muriel Bordier nous interpelle avec un humour parfois léger, grinçant empreint d'une gravité qui révèle la profondeur de sa réflexion au-delà de l'anecdote. Elle met en scène notre modernité pour mieux en soulever les aberrations, les ridicules, les violences et les absurdités en choisissant des éléments appartenant à notre mémoire collective et aux codes culturels de notre société. Ses représentations humaines sont volontairement de très petites tailles pour mieux souligner leur vulnérabilité. Les architectures monumentales qui s'érigent en temples austères semblent parquer ces personnages miniatures gesticulants. Ce jeu d'échelle contribue à leur donner cet aspect attachant, non seulement pour leur fragilité dans l'immensité des lieux fréquentés mais surtout peut-être pour leur application à se soumettre aux exigences des codes sociaux. Si la vie n'est pas un long fleuve tranquille, la foule solitaire décrite par Muriel Bordier se meut cependant dans une placide acceptation de son sort, rassurée de se conformer aux directives délivrées d'en haut par une autorité invisible qui lui apporte, à son corps défendant, la douce assurance d'un bonheur collectif. Muriel pose et dispose ses acteurs lilliputiens dans une sorte de théâtre pour les observer telle une entomologiste. Elle nous invite à apprécier sa lecture désopilante et surréaliste du monde contemporain.

Extrait d'un texte de Céline Reymond.

« Je n’invente rien, je force juste le trait ! » Muriel Bordier.