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Marie Cecile Thijs

Pays-Bas > 1964

GALERIE XII > Stand E2

Le travail de Marie Cecile Thijs joue avec la temporalité. En connectant le passé et le présent, elle crée une relation irréelle, surréelle avec la notion du temps. Les images représentent un instant inclassable, flottant. Quand elle construit une image, elle regarde l’objet comme si elle ne l’avait jamais vu, même si c’est un objet familier. Ceci lui permet de déconstruire l’image qu’elle en avait afin d’en construire une nouvelle. Son travail tend à la représentation d’un monde parallèle où le temps et l’espace ont des dimensions différentes. Chaque détail semble familier, réel, mais au second regard tout est différent. Dans son monde, l’absurde est la norme. Sur le plan technique, elle travaille en studio avec un Hasselblad. Chaque photographie part d’une idée qu’elle développe dans son imaginaire avant de chercher les moyens de la mettre en scène et de la communiquer au spectateur. Qu’elle photographie des hommes, des animaux ou des natures mortes, sa démarche est la même. Avant de commencer, elle prend le temps de se familiariser avec son modèle. Elle construit une histoire autour du modèle. Les personnages et les animaux sont toujours photographiés de face, ils regardent le spectateur droit dans les yeux et lui renvoient le reflet de sa propre curiosité. Après avoir exercé le métier d'avocate, Marie-Cécile Thijs a décidé il y a une quinzaine d'années de se consacrer à plein temps à sa passion pour la photographie. Elle se situe dans le mouvement de la "Staged Photography" avec plusieurs séries initiées vers 2000 et qui se poursuivent encore aujourd'hui: "White Collar"; "Food Portraits"; "Cooks"; "Horses" et "Human Angels". "White Collar", et plus récemment des natures mortes mettant en regards l'Asie et Amsterdam, ont été réalisées en collaboration avec le Rijksmuseum d'Amsterdam. Une première rétrospective lui a été consacrée au Museum aan het Vrijthof Maastricht en 2015. Cette même année, elle a été exposée au TEFAF de Maastricht et at Art Miami. En 2016, ses photographies font partie de l'exposition Dutch Identity au Museum De Fundatie Zwolle. D'autres ont été exposées dans le Pavillon hollandais EU 2016 dans le cadre de la présidence de l'Union Européenne par les Pays-Bas. Toujours en 2016, Corso Como Shanghai lui a consacré une exposition personnelle, avec le soutien du gouvernement des Pays-Bas.

Commentaires : Le projet "White Collar" a commencé en 2009. Les modèles portent une collerette du 17e siècle qui fait partie des collections du Rijksmuseum Amsterdam. Ce collier étant très fragile, il a été photographié au musée puis ajouté par collage numérique sur les modèles. La série est pratiquement épuisée. "Girl with White Collar at Table" et "Cat with White Collar" sont entrés dans les collections permanentes du Rijksmuseum en 2010. "Girl with White Collar" a été exposé au Photo Museum Chicago en 2011. Cette photographie a reçu l'International Photo Award, a remporté la Hasselblad Masters Competition et deux fois la Masters Cup, catégorie Fine Art. A propos de la collerette (informations fournies par le Rijksmuseum): Cette collerette est en baptiste très fine, tissée à Cambrai (Kamerij). Ce modèle était très populaire chez les jeunes gens à la mode dans les années 1615 à 1635. C'est le dernier exemplaire de ce modèle existant dans le monde.