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Chloé Cottalorda

France > 1987

ART 4 > Stand C17

Je raconte en grisaille, technique ancestrale utilisée sur les vitraux, revisitée de façon plus contemporaine. (Cela consiste à cuire des oxydes métalliques à une température de 610° pour les intégrer dans la feuille de verre.) Je travail dans les nuances du gris ; du caché par le noir qui occulte au transparent qui révèle le blanc cousu de la couche inférieur. C’est le sucre des possibles qui m’attire.
C’est un travail du dévoilement, de la mise à nue ou au contraire de la dissimulation d’une intimité que je cueille avec empressement. Je me faufile pour mieux attraper celles qui ne se voient pas avec les yeux, j’aime à tendre les doigts pour agripper les plus insignifiantes, les presque rien. Quand enfin j’en tiens une, elle devient une friandise que je croque sur des carnets. Puis vient le temps ou ces intimités capturées sont ingérées et passent par le ventre de ma propre intimité. Elles sont restituées au travers d’une image pudique, une extimité minimale qui met en présence deux foyers : le monde ou monsieur X et moi-même.
C’est dans ce clivage, perception représentation, intuition hasard, intime publique que ce produit dans une sorte d’appropriation le ’’cryptage visuel’’.
Mes grisailles sont les fruits gourmands de ma consommation boulimique du monde.
J’utilise aussi diverses techniques pour travailler le verre, comme la pate de verre, le filage ou la gravure mais aussi d’autre matériaux dans de petite installation.