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Patrick Pavan

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GALERIE 21 > Stand D37

« Je pratique la peinture et la sculpture depuis 1999. Dans une approche matiériste, ma volonté de m’éloigner des outils classiques s’associe à une démarche visant à retrouver une expression brute de l’art. Ce choix de rejeter les procédés usuels a révélé une filiation. Fils et petit-fils de maçon, j’effectue les mêmes gestes dans un autre contexte. Je me sers de leurs techniques, de leurs outils, osant devenir enfin ce que je suis. Avec des matériaux de récupération ou du bâtiment, sur divers supports, portes, BA13, planches, contreplaqué, je fixe, juxtapose et lie plâtres, pigments naturels, terres, ciments, vernis, papiers et tissus pour ériger une humanité. Les fers à béton, employés seuls, nus, en armature ou en coffrage, les enduits de façades, les épaufrures des structures étayent un monde à la paradoxale fragilité. Je travaille les corps, les visages, essentiellement à partir de silhouettes. Maintenant à même le mur. Attaquer la surface, en déchirant l’apprêt. S’enfoncer dans le matériau de construction, en pénétrant à l’intérieur du sujet. Ouvrir le mur comme on ouvre un corps. Autopsie ou voir de ses propres yeux.»
« Je pensais devenir écrivain, se souvient-il. Je faisais une licence de lettres mais j’avais pris des cours d’histoire de l’art en parallèle. Un jour, un enseignant nous a montré des diapositives. J’ai tout de suite adoré regarder les images. » Façonner des silhouettes est alors devenu pour l’artiste plasticien, passionné par les formes, un moyen d’expression, un « besoin de faire immédiat », que ne pouvait pas assouvir la littérature. Avec des matériaux du bâtiment, clin d’œil à ses origines ouvrières, Patrick Pavan travaille les corps, les visages, essentiellement à partir de silhouettes, d’abord humaines, sur des façades en béton ou en brique.