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Catherine Seher

France > 1958

GALERIE CHRISTINE COLON > Stand E39

Ce qui frappe immédiatement, c’est sa maitrise à dominer les problèmes d’espace et de mise en place. Ses compositions puissamment brossées mettent en scène des figures féminines, des enfants dans des environnements paysagers indéfinis. Ce monde onirique est dans un entre-deux, celui d’un réel rêvé ou d’un songe éveillé ? Le peintre y déploie ses qualités de coloriste, développant des chromatismes sourds et contrastés. Par vagues, par taches, par aplats repris dans des couches qui ruissellent et creusent la profondeur, ses personnages émergent d’un flou qui est pure peinture. Une peinture chaleureuse pour suggérer ce qui se cache derrière le réel. Que valent ces apparitions ? Elles nous interrogent, nous invitent à poursuivre avec elles leur histoire. Etrange sentiment d’incertitude visuelle exprimé par une assurance picturale transposée par cette artiste dans de très beaux dessins. Présence-absence de figures mélancoliques que Catherine trace d’une ligne pudique, frémissante, mais avec autorité. Le crayon frôle le papier, dépose le graphite rehaussé de couleurs, de fusain, des médiums venus enrichir le modelé d’un corps, d’un visage. L’énigme se renforce de ces riens. Avec délicatesse et un raffinement plastique très personnels, l’œuvre s’impose, contournant toute mièvrerie dans une galerie de portraits dont les modèles renvoient à nos propres mondes cachés.

Artiste d'une grande sensibilité, elle parle ainsi de son travail : "Peindre, c'est se lancer dans l'inconnu, c'est là que commence mon voyage quotidien... la toile devient très vite passage vers des mondes oniriques où des paysages se succèdent, denses puis dépouillés, où des silhouettes surgissent et disparaissent... Au final je garde ce qui s'est imposé après beaucoup de lutte et d'épaisseur de peinture. Ces personnages sans âges, venus souvent à mon insu, semblent détenir quelque secret, témoins nimbés des reflets du monde.