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REVELATION ART UP !

Pierre SAUNIER >

> École Supérieure d’Art Nord - Pas de Calais – Tourcoing (France) >

Le textile et le monde de la tapisserie sont des univers côtoyés une grande partie de ma jeunesse. Aujourd’hui, avec recul, je m ‘aperçois qu’ils sont très importants et viennent nourrir ma pratique picturale. L’atelier du tapissier est un monde en soi rempli de motifs généreux et de couleurs vives disposés en apparence au hasard par la main de l’artisan, sans autres règles que celles imposées par la fonction et le lieu. Dans mes travaux en peinture je rends compte de ces impressions persistantes qui m’ont imprégné inconsciemment toutes ces années. Chacune de ces relations entretenues par la peinture avec les intérieurs interroge comment le textile est traité, développé depuis de nombreuses années, sans omettre leurs apports à la peinture. Je pratique une peinture que l’on pourrait qualifier de formelle et décorative. Pour moi la peinture peut se proposer comme une association de fonds, de formes, de couleurs, de lignes, de motifs décoratifs mais elle est aussi avant tout vecteur d’émotions. Ma pratique est liée au quotidien. Elle est le fruit de mon environnement, celui des toiles qui s’ignorent.

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> Revelation by Art Up !

92-94 rue queue du renard (2018)

Acrylique, papiers collés sur toile d'Art Up! - 155 x x

Nadège SICARD >

> École Supérieure d’Art Nord - Pas de Calais – Tourcoing (France) >

Portant une notion politique sans chercher à choquer frontalement, mon travail garde un engagement incontestable, appuyé par des accents féministes.
Poussant le regard sur des injustices et discriminations souvent invisibles, je tends à révéler des phénomènes sourds et ambiants dans lesquels nous évoluons.
Mes productions transposent ces constats actuels dans l’espace d’exposition comme dans l’espace publique et en déconstruisent l’autorité.

Pour Art Up! 2020, un diaporama photo et sa bande-son, ainsi que sa réplique de robe de crêpes, retracent une performance réalisée en 2014. La performance expose et dénonce les abus de l’utilisation des corps féminins dans la publicité via la déclamation de slogans publicitaires contemporains au caractère profondément sexiste.

Coudre des crêpes,
Fabriquer une robe comestible,
Porter une robe en crêpes,
Tenir un plateau de garnitures sucrées,
Déambuler dans une foule,
Se faire arracher les crêpes,
Leur scander un slogan.

Extraits audio :

«Face à la technologie, on est tous un peu blonde.» Darty, 2013
«Babette accompagne les beaux poissons pleins d’oseille» Babette, 2001
«Oui, nous louons aussi aux femmes.» Sixt, 2009
«Mon banquier me préfère à découvert, allez comprendre » Barbara, 2002
«Préférez-vous une berline allemande ou une Berlinoise ?» CasualDating, 2014
«Vous pourriez la prendre pour 1euro par jour » ECF (École de Conduite Française), 2014
«T’es aussi bonne qu’une potatoes dans un paquet de frites » Mcdonalds 2019

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> Revelation by Art Up !

Sans titre (2014)

Crêpes, fils, élastiques - Restitution d'une performance, exposée avec diaporama photos et sons - x x

Meghan MAUCHERAT DE LONGPRÉ >

> École Supérieure d’Art Nord - Pas de Calais – Dunkerque (France) >

Attachée aux notions de seuil, d’ouverture, d’échos intérieurs, de limite et de frontière, ma recherche privilégie l’expérience sensible du « regardeur ». Aussi les objets sont-ils toujours situés, dans un état transitif : de leurs matériaux mêmes à leur configuration spatiale. Précarité des équilibres, porosité des surfaces, tensions géométriques façonnent à tour de rôle et conjointement les processus de lente transformation, voire de sédimentation, qui caractérisent l’installation comme le paysage. « De seuil en seuil », d’une forme à l’autre ou d’une forme dans l’autre, à la frontière de l’espace comme de sa propre transformation.

Pour l’édition 2020 d’ Art Up! , Echappée 1 : La couleur, installation de 2017, se présente sous une nouvelle forme, synthèse du triptyque initial. Cette fuite est d’abord un jeu de déconstruction : la couleur s’évade du dessin, de la toile, du châssis, de la convention. Comme si une force douce tirait les bandes vers une mobilité autonome hors-cadre. Les couleurs passent d’une surface à une autre, puis d’une dimension à une autre, brisant dans leur circulation tramée des seuils spatiaux et formels. Derrière les bandes qui se déroulent, les canaux du dessin se vident, laissant les blancs de la toile s’exprimer comme on expire, privés de toute matière à contenir. Les vides dessinent alors les limites du réseau bariolé qui s’étend sur le mur, puis le sol et l’abandonne à la frontière de l’espace tridimensionnel.

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> Revelation by Art Up !

Échappée 1 : la couleur (2017)

Papier peint, PVC thermoformé - x x

Esther BABULIK >

> Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles – Bruxelles (Belgique) >

Il s’agit de créer une collection de masques qui rappelleraient certains aspects du visage tout en les déformant. La mâchoire est le point de départ, elle nous lie avec l’animal, nous confronte avec nos besoins naturels. L’homme deviendrait hybride effrayant, il se transforme, fusionne avec l’animal.

Je m’intéresse aussi au rêve et à la notion d’inquiétante étrangeté puisque les masques mettent en avant le rituel, la force de l’invisible et la double personnalité. Ils oscillent entre le familier et l’étrange.

Je tente de créer des protagonistes, les sujets se ressemblent et se répètent tout en se déformant, comme s’il s’agissait d’une évolution. Ainsi, la sculpture participe à la construction d’un corps qui peut être modifié et redessiné, entièrement assujetti à la volonté humaine.

Plus que des masques, il s’agit de créer une mise en scène, entre le réel et l’imaginaire, entre le passé et le présent, entre les genres et entre les espèces. Cette notion d’entre deux m’intéresse, l’idée que le corps n’est pas culturel ou naturel, qu’il devient les deux, et que notre relation au naturel se résume désormais a des pulsions contraintes, refoulées.

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> Revelation by Art Up !

Mâchoire (2019)

Tapisserie, vannerie - x x

Beverly DESTIN >

> École Supérieure des Arts Saint-Luc Tournai - Tournai (Belgique) >

Concevoir la photographie comme une image qui surgit de l’imaginaire et qui met en scène les rêveries de mes modèles…

L’idée de mes photos est d’exprimer une perception personnelle des vanités et légendes spirituelles d’un individu.

La technique de création employée permet de jouer sur la thérapie de l'être, de sa pensée et de ses désirs inconscients pour former une image qui parle d'eux de manière intime. Il s’agit de mettre à nu l'identité de la personne tout en restant dans la suggestion du rêve. Les civilisations ethniques, tribales, d'Afrique, d'Asie et des légendes celtes sont mes principales inspirations et qui amènent une dimension psychique à l’histoire que raconte chacune des photos.

Cette photo porte le titre : « Le fil d'Ariane » et représente une ligne directrice, une conduite à tenir pour atteindre un objectif. Elle raconte l’identité d’une jeune femme, Marianne, qui vit selon des principes de la bohème, elle se crée une vision de vie simple qui lui permet d'aller à la rencontre du monde et de ses beautés.

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Le fil d'Ariane (2019)

Photographie numérique Nikon / Papier fine art Hahnemühle, Photo RAG 308g - x x

Coralie DOMITER >

> Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles – Bruxelles (Belgique) >

Avec la série « Torchon », j’ai entamé un travail de réparation d’objets du quotidien abîmés. Celui-ci est lié à mon histoire. Il y a déjà plusieurs années, mes parents ont installé un atelier de cuisine dans notre maison. Depuis mon plus jeune âge je suis entourée de torchons, il y en avait partout. Pour moi ce support contient l’histoire de ma famille. Il reflète les valeurs qu’elle m’a inculqué comme : la régularité, l’effort et le réconfort après un travail accompli. Mais au fur et à mesure des années, j’ai vu le torchon se détériorer. C’est pourquoi dans ce travail, il y est question de la réparation et de la mémoire du tissu.

Mon intervention est une façon d’honorer leur passé. Chaque torchon a gardé des séquelles et des empreintes. Ses cicatrices témoignent de son vécu. Mais l’absence de toile sur le morceau de tissu compromet sa durée d’existence. C’est pourquoi lorsque j’observe ce morceau souillé, je ne peux m’empêcher d’envisager une façon de lui rendre sa gloire. Ce n’est pas une simple opération de reprise. C’est une valorisation de l’objet abîmé et usagé.

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Torchon (2019)

Dentelle aux fuseaux - x x

Gladys SAUVAGE >

> Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles – Bruxelles (Belgique) >

Pour subvenir aux besoins mondiaux, la dentelle aux fuseaux a été automatisée pour le marché du prêt-à-porter, en dépit de la qualité de la main du créateur. Dans ce contexte d’inattention et de désintérêt de l’homme, Gladys Sauvage cherche à rendre visible l’implication humaine dans l’artisanat, les effets de notre société consumériste et le métissage inhérent à l’ère numérique.

Sous une esthétique organique, la peau humaine se mêle à la technologie, un transhumanisme advient. Elle utilise des matériaux bruts tels que le métal ou le bois, tranchant la délicatesse de la dentelle. Dans une ambiance oppressante, le temps ne se compte plus qu’en pulsations. Les dentelles se transforment, entrent en mutation, jusqu’à en disparaître.

Le transhumanisme, la mutation et l’autodestruction, grâce à une technique traditionnelle. Gladys requestionne l’acte de Faire face au système productiviste par un art fin et sensible.
Éveil est le produit d’une dentelle face à un programme numérique. De l’animation à la réanimation, le moteur tend l’ouvrage de la Deux Dimensions à la Trois Dimensions sous un rythme de respiration humaine. De l’organique au numérique, du numérique à l’organique, chaque élément s’éprend de l’autre. S’éprennent ou se mutilent.

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Éveil (2019)

Dentelle aux fuseaux - x x

Sarah VAN MELICK >

> École Supérieure d’Art Nord - Pas de Calais – Tourcoing (France) >

Mon travail traite des notions d’identité, de mélange culturel, de mémoire, de rencontre, d’impression, de matière, de langage, de couches et de strates. À travers des médiums comme la gravure, l’estampe, la photographie, la sculpture, le dessin et l’écriture, je tisse des liens entre plusieurs éléments différents.
Je fais se rencontrer personnes, objets, notions et idées. J’essaie de faire naître des formes de mon assimilation de la culture maghrébine et musulmane.
Tantôt épouse, tantôt femme, tantôt anthropologue, tantôt artiste, et souvent tout à la fois, je cherche à restituer et partager cette rencontre perpétuelle, au monde et à l’Autre.
De ce cheminement naissent des formes claires et fortes et fragiles et délicates, à l’image de mon vécu.
Je n’ai pas d’origine maghrébine, je suis française depuis une génération. Mon père était belgo-hollandais avant de se marier à ma mère, mes grands-parents venaient de Pologne. On peut dire que je suis « française française » comme on me le demande souvent dans les douanes ou les administrations marocaines.
J’utilise des éléments autobiographiques comme matière de travail.
Mon travail se situe plutôt à la jonction, à cet endroit où se rencontrent deux choses qui n’ont rien à voir ensemble mais qui fonctionnent cependant ensemble. C’est un alliage. Il allie deux éléments qui forment une propriété nouvelle.
Il marie le plâtre et la gravure, le tapis de prière au plâtre, moi à l’encre, le voile à l’emballage, moi à mon mari etc... Cela forme une alliance.
C’est vrai que dans mon travail il y a quelque chose sur la recherche d’identité. Pour moi l’identité est un processus, c’est quelque chose de constamment en mouvement.
« Je vais française, je vais femme, je vais mariée à un marocain. » Car il y a une notion de déplacement dans l’identité.
Cet intérêt pour le langage et l'étymologie fait partie de mon travail. Les mots ont une histoire, un vécu, les cultures les ont traversés.

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> Revelation by Art Up !

Haya al salat, haya ala falah (Levez-vous pour la prière, levez-vous pour le travail) (2018-2019)

Vernis mou, tirages sur plâtre - x x